Aisne Heyd près de la carrière

Menhir d'Aisne Heyd

On a fait mention d’un dressement récent d'un pseudo-menhir à Aisne, Chronique de l'Archéologie wallonne, nr. 7, Namur, 1999, p. 122-123, PC204/7 (ci-dessus une photo lors de son érection et ci-dessous une photo actuelle)

Ce menhir appelé aussi menhir de Heydt est dans l’axe Nord de la Grosse Roche à Heyd et sert de relais entre l’église de Heydt et celle de Villers Sainte Gertrude.

Pour ma part, je trouve qu’il est étrange de trouver de menhir en poudingue de 2m de haut à moins de 3 km du banc de poudingue le plus proche. Il possède son propre rayonnement mais il est coupé de l’énergie tellurique probablement par les activités proches de la carrière. De cet endroit, une magnifique vue sur l’ensemble mégalithique.

Tiré de www.wéris-info.be :

Le menhir de Heyd, connu aussi sous le nom de "Pierre Lejeune" ou encore "menhir ou "Pierre de Tour", était couché le long d'un chemin agricole au lieu-dit "A djèyî" (Au noyer), à 2 km au nord-nord-ouest de l'église du village de Heyd, à l'altitude 227 m. Avant la fouille de septembre-octobre 1998, deux indices permettaient déjà de soupçonner le caractère mégalithique du monument : d'une part, il s'insérait dans l'alignement principal du champ mégalithique, et d'autre part il se trouvait sur une petite colline calcareuse (à 2,8 km de son banc naturel de poudingue) qui domine la plaine de Wéris à l'ouest, où seule une intervention humaine a pu le faire monter.
Les archéologues ont d'abord trouvé des traces d'anciennes tranchées le long des flancs de la pierre ainsi que deux tas de déblais en provenance sans doute de ces tranchées. C'est probablement le vestige d'un ancien sondage rapide. Le menhir avait en effet déjà été signalé aux archéologues il y a un demi-siècle, comme en atteste une notice d'Hélène Danthine (1947) selon laquelle "il existait autrefois à Heyd, village voisin de Wéris, un bloc de poudingue qui fut brisé voici une cinquantaine d'années".

Les observations suivantes ont confirmé le caractère mégalithique de la pierre :
- sous le bloc, une dépression du substrat calcaire ;
- autour de l'extrémité orientale du bloc couché, divers petits blocs de calage en calcaire et en poudingue ;
- sous l'extrémité orientale du bloc, un tassement des sédiments (dû au poids de la pierre).
Il en a été déduit que l'extrémité orientale du bloc correspond à la fosse d'érection du menhir et que la dépression sous le bloc a été creusée intentionnellement pour y basculer et masquer le menhir. Cette destruction est-elle l'oeuvre de Néolithiques ? Rien ne permet de le penser. Peut-être est-ce une nouvelle trace de la campagne de destruction des vieilles idoles imposée par l'Eglise jusqu'au Xe siècle ?
Dans la fosse d'érection, a été exhumée une clavicule humaine appartenant à un enfant mort-né ou un nouveau-né de quelques jours. La datation radiocarbone a donné comme résultat entre 3300 et 2920 av. J.C.

Une découverte qui a été rapprochée de celles faites autrefois aux trois menhirs d'Oppagne (trois menus fragments d'ossements humains y avaient été recueillis), et qui permet d'émettre l'hypothèse que certains menhirs du champ mégalithique Wéris participaient à la fonction funéraire de l'ensemble (pour indiquer la présence proche de sépultures plus diffuses que les allées couvertes ?), à moins que ce dépôt n'ait qu'une signification rituelle.

Les éléments recueillis lors de la fouille ont permis le redressement du menhir. Celui-ci a été fait "à la préhistorique", dans un but expérimental. Lors de la fouille, le bloc avait été déplacé pour permettre l'exploration des zones qu'il recouvrait et, à cette fin, avait été disposé sur des rondins de bois placés transversalement sur deux troncs d'arbre formant des "rails" (A). Le menhir a ensuite été tracté sur ses rails vers sa position d'implantation, sa base étant supposée s'incliner d'elle-même au-delà des rails (B). La traction de sept adultes étant insuffisante, usage a été fait de leviers placés sous la pointe du menhir, perpendiculairement à son axe, pour lever cette pointe et faciliter tant le déplacement que le versement de la base dans la fosse (C). Le menhir une fois en position oblique, la suite du redressement a été réalisée grâce à une importante traction (une dizaine de personnes, avec ensuite l'aide d'un tracteur) transmise à la pointe du menhir par l'intermédiaire d'une chèvre de 4,50 m de hauteur. Au fil du redressement, des madriers et des blocs étaient disposés sous la pointe du menhir (D).

Deux autres cordes de chanvre ont été arrimées à la tête du bloc pour contrôler son redressement. Une fois le monument redressé verticalement, des dizaines de blocs de calage ont été disposés autour de la base. Pour une sécurité maximale, du béton a été coulé entre ces blocs.

 

Trou des nutons d'Aisne

Sur la colline opposée de la vallée de l'Aisne existe un trou dans la paroi en forme de chaudron donnant accès à des couloirs dans la montagne.

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